Enregistrement public, ingénieur du son Friedrich Schnapp
CD SWF 941R
1
I. Allegro moderato
0'55 - 1'25
La transition d’un thème à un autre est toujours traitée par Furtwängler avec un soin extrême. Nous en
avons ici un bel exemple. Un grand crescendo mène le premier thème à son point culminant. La note «sommet» marque un arrêt, avant de donner place au chant du deuxième thème.
Les pizz des basses donnent une assise solide à ce thème.
2
II. Andante con moto
1'45 - 2'20
Nul autre que Furtwängler n’a su tirer un tel parti de la sonorité des cordes et de toutes leurs
possibilités. Dans cet extrait, le chef exploite le «poids» qu’elles peuvent donner à un passage. Le «peu expressif», une des pièces maîtresses de l’art de Furtwängler, est
le pendant, génial, avec lequel le chef donne toute sa signification à ces mesures.
3
III. Rondo; Vivace
0'30 - 1'00
La souplesse du tempo et du rythme est un des principes de base de l’art de Furtwängler. Mais, quand le
chef prend le parti d’être «implacable» dans ces deux aspects, ce que nous entendons est impressionnant. Le présent extrait nous donne un alliage extraordinaire :unicité du
tempo, précision rythmique et intensité expressive et sonore.
Enregistrement public, ingénieur du son Friedrich Schnapp
CD SWF 941R
4
I. Poco sostenuto; Vivace
0'00 - 0'35
Les accords chez Furtwängler semblent toujours être la libération d’une tension intérieure. C’est
l’extrême tension de ces accords qui amène la détente qui les suit. Signalons une autre caractéristique de l’art de Furtwängler : dans l'expression, nous retrouvons toujours
un équilibre entre ce qui précède et ce qui suit.
5
II. Allegretto
1’55- 2’28
Les basses sont la pierre angulaire de l’orchestre de Furtwängler. Pour construire ses crescendos,
Furtwängler les fait jouer toujours un peu plus fort que le reste de l’orchestre, d’où des crescendos qui semblent ne jamais devoir s’arrêter.
6
III. Presto
1’07-1'34
Ce passage est un bel exemple des rapides changements de climat que Furtwängler fait faire à son orchestre
et dont il avait le secret. Nous passons brusquement de l'exaltation à la méditation. Pour ce faire, Furtwängler exploite au maximum la tenue des violons qui passera,
rapidement du «avec expression» au «sans expression».
7
IV. Allegro con brio 6’08-6’38
Furtwängler semble être le seul à s’être aperçu de l’importance du bref «piano subito» de la fin de
cette symphonie. Avec lui, c’est un coeur qui, pendant un bref instant, s’arrête de battre, avant de reprendre avec vigueur les mesures conclusives de la symphonie.