Ce passage de la «chevauchée» est particulièrement difficile, tant il y a de subtilités musicales à faire
ressortir. Furtwängler le construit en quatre phases bien marquées.
Dans la première (0'00-0'18 dans le présent extrait, 5’30’-5’48 sur l'oeuvre entière) le crescendo
commence à prendre forme, chaque «percussion» des cordes apporte de la force au crescendo.
La seconde phase (0'19-0'28 dans le présent extrait, 5’49-5’58 sur l'oeuvre entière) fait entendre
un brusque et significatif changement d’accentuation.
Les doubles-croches des violons dans la troisième phase (0'29-0'39 dans le présent extrait, 5’59-6’09
dans l'oeuvre entière) donnent à ce passage une effervescence qui annonce le sommet du passage.
Le sommet (0'40-0'50 dans le présent extrait, 6’10-6’20 dans l'oeuvre entière) est atteint par
l’orchestre dans un véritable déchaînement rythmique, mais en quelques secondes (0'51-0'55 dans le présent extrait, 6’21-6’25 dans l'oeuvre entière’) le calme est
rétabli.