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L'homme
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Le compositeur | L'homme | Le chef d'orchestre
Elisabeth Furtwängler (1910-2013)
Elisabeth, Andreas & Wilhelm, 1954 Salzbourg / Salzburg
Elisabeth Furtwängler, veuve de Wilhelm Furtwängler, s'est éteinte chez elle, à Clarens en Suisse, le 5 mars 2013, à l'âge de cent deux ans. Voir la page consacrée à Elisabeth Furtwängler...
Le retour de Yehudi Menuhin en Allemagne, Berlin 1947
Introduction à la vie de Furtwängler Furtwängler par ceux qui l'ont connu L'héritage artistique de Furtwängler
Introduction à la vie de Furtwängler
Furtwängler naît le 25 janvier 1886, à Schönenberg, quartier de Berlin. Rien apparemment ne le prédispose à la musique... Le 30 novembre 1954 à Baden-Baden s'éteint l'un des plus grands musiciens du XXème siècle... Furtwängler (1886-1954), in "In Memoriam Furtwängler", Tahra 2004 Furtwängler, un mystère de la musique par Stéphane Topakian, 1994 (fichier PDF - 5 pages - 0,08 Mo) En Español : Wilhelm Furtwängler: El misterio de la música
Furtwängler par ceux qui l'ont connu
Qui peut mieux parler de musique que les musiciens? Quels musiciens peuvent mieux parler de Furtwängler que ceux qui l'ont connu ?
Ansermet, Celibidache, Karajan, Alfred Brendel, Nathan Milstein, Dietrich Fischer-Dieskau, Paul Badura-Skoda, Aurèle Nicolet, mais aussi Henry Holst, Konzertmeister du Philharmonique de Berlin de 1923 à 1931, Hans-Peter Schmitz, flûte solo à l'OPB de 1943 à 1952), Eberhard Finke, violoncelle solo de l'OPB de 1950 à 1985 , Otto Strasser, violoniste de l'Orchestre Philharmonique de Vienne, Gregor Piatigorsky, violoncelliste et humoriste, Karla Höcker, qui a assisté à de nombreuses répétitions, Charles Schlaks Jr, éditeur de la Wilhelm Furtwängler Society of America. A travers leurs témoignages directs apparaît un portrait vivant de Furtwängler en tant qu'homme et en tant qu'artiste... L'atelier du Maître, par Philippe Jacquard (fichier RTF - 23 pages - 0,3 Mo) En Español : Furtwängler visto por los músicos
Retrouvez également, par ordre alphabétique d'autres témoignages de Paul Badura-Skoda, Aldo Ciccolini, Dietrich Fischer-Dieskau, Robert Gugolz, Vittorio Gui, Friedrich Schnapp. Voir la page...
Bal annuel au Philharmonique de Vienne (1954?) Annual Vienna Philharmonic Ball (1954?) Photos grand format / Image large size : Wiener Philharmoniker / (c) Kern
L'héritage artistique de Furtwängler
Furtwängler, homme et artiste de la première moitié du XXème siècle, en lequel ses contemporains voyaient un héritier du XIXème siècle romantique, peut-il nous dire quelque chose que nous pouvons entendre aujourd'hui? Vladimir Ashkenazi, Daniel Barenboïm, Valery Gergiev et d'autres donnent leur point de vue.
Eclairage: Musicien sous le IIIème Reich Quelle était la vie d’un musicien en Allemagne nazie : quelles en étaient les difficultés, le contexte, les impératifs, ou les interdits… L’idée est partie d’un constat relativement simple sur deux chefs allemands majeurs du XXe siècle, Wilhelm Furtwängler et Herbert von Karajan. Bien que de générations et de tempéraments différents, la guerre les a fait se croiser, se déchirer, et tous deux se trouvent dans la même situation face à la dénazification en 1945. A la fin de la guerre, tous deux sont ainsi interdits de scène et accusés d’avoir servi le régime, pour être restés en Allemagne, et avoir continué à y jouer. Cependant, leur comportement fut totalement opposé durant ces années, Karajan flirtant avec le régime qui lance sa carrière, Furtwängler, plus rebelle, s’opposant à Goebbels, tout en occupant des postes d’administration dans la Reichsmusikkammer. Alors, comment est-il possible que deux attitudes aussi éloignées l’une de l’autre, mènent finalement au même résultat ? Musicien sous le IIIe Reich par Audrey Roncigli, 2006 (fichier PDF non imprimable, 108 pages, 2,6 Mo). Etude extraite d'un Master 1 d'Histoire, Université Nancy, sous la direction de M. le Professeur Didier Francfort. Version imprimable disponible sur le site membres.
Wilhelm Furtwängler: "Mon attitude face au national-socialisme" Dans un document adressé aux autorités alliées, Furtwängler explique quel fut son rôle et sa position : "En ce qui concerne mon attitude face au national-socialisme, je voudrais tout d’abord mentionner que je n’ai jamais eu de rôle politique et que je n’ai jamais été membre du Parti nazi, ni de quelconque autre organisation dépendante de celui-ci. Depuis le début, j’ai pris une position publique sans équivoque face au national-socialisme, contre sa politique de terreur et de racisme. De plus, fin 1934, en protestation contre ce régime, j’ai renoncé à toutes mes positions et à tous mes titres." "Mon attitude face au national-socialisme", 1946, traduction Audrey Roncigli, 2006 (fichier PDF, 12 pages, 160 Ko)
Témoignages et analyses La fuite en Suisse, ce que Furtwängler devait aux juifs, la découverte des camps d'extermination, l'immédiat après-guerre... En savoir plus...
Philharmonique de Vienne Festspielhaus de Salzbourg, 1951
La Suisse a été pour Furtwängler d'abord un pays de vacances puis une terre d'accueil; elle est devenue dès 1947 sa seconde patrie. Les grands noms de la musique se retrouvent chez lui Ernest Ansermet, Yehudin Menuhin, Carl Schuricht, Edwin Fisher... Wilhelm Furtwängler et la Suisse, par Michel Chauvy, 1995 (fichier DOC - 14 pages - 150 Ko)
La musique au temps de Furtwängler : "Comme responsable des concerts de la Philharmonie de Berlin, je me trouve placé dans la vie d'aujourd'hui. Il est évident que le travail des contemporains mérite des égards particuliers." Furtwängler et la musique de son temps par Stéphane Topakian, 2001 (fichier DOC - 3 pages - 30 Ko - ou fichier PDF 1,9 Mo)
Couverture du discours du Centenaire du Philharmonique de Vienne
Discours pour le Centenaire du Wiener Philharmoniker. En mars 1942, l'Orchestre Philharmonique de Vienne célèbre le centenaire de la création, et n'a dû la préservation de son statut d'orchestre libre dans l'Allemagne nazie que grâce à l'intervention déterminée de Furtwängler. Le discours de Furtwängler revêt donc une importance politique particulière, comme hommage artistique au grand orchestre, et comme affirmation de la capacité de l'art à résister à la volonté de domination du politique. Discours pour le Centenaire du Wiener Philharmoniker de Wihelm Furtwängler (mars 1942), traduit par Audrey Roncigli, 2007 (fichier PDF, 4 pages, 80 Ko).
Gilbert Back
Lettres à Gilbert Back (1937-1954). Au début des années 1990, la bonne fortune mettait entre nos mains, à Clarens, chez Elisabeth Furtwängler, deux séries de documents exceptionnels. D’une part le fameux « cahier des tournées », dont l’exploitation permit de combler des pans entiers de la liste des concerts de Furtwängler, d’autre part un ensemble de lettres et de photos ayant appartenu à Gilbert Back, retourné à Mme Furtwängler par sa veuve après sa disparition en 1967. Back fit partie des premiers violons de la Philharmonie de Berlin de 1925 à 1935, lorsqu’il dut - pour des raisons raciales - s’exiler. Ces lettres sont là pour témoigner des relations particulières que Furtwängler entretint avec son ancien violoniste. Nous disposons de nombreuses lettres de Furtwängler, et rarement nous y trouvons ce ton chaleureux dont sont empreintes les trente cinq missives à Back, écrites entre 1937 et 1954, pour qui Furtwängler semble nourrir une sorte d’affection. Lettres à Gilbert Back, traduites par Marc Trautmann, présentée et annotées par Stéphane Topakian, 2006 (fichier PDF - 24 pages), disponible sur le site membres.
Le mystère de la création et de l'interprétation, la recherche de la félicité de l'enfance, la relation de l'homme d'aujourd'hui aux oeuvres d'hier, tout cela est au coeur des deux entretiens radiophoniques donnés par Furtwängler en 1949 et 1954. Quelques mois avant sa mort, avec son humilité et son humanité coutumière reconnaissait-il ainsi : "Il m'est impossible de me plonger dans une œuvre pour l'interpréter avec exactitude et amour, et en même temps d'en parler." Interviews de juillet 54 et du 18 août 1949 (fichier RTF - 3 pages - 70 Ko)
Trois interviews de 1931, 1950, 1951. Dans les courtes interviews que nous vous proposons ici, Furtwängler nous parle de la musique de son temps ("Hindemith et Schoenberg honorent hautement l'école allemande"), de l'importance de communiquer l'amour de la musique à la jeunesse (en 1950), et nous livre quelques anecdotes sur les péripéties de sa tournée au Caire. Deux interviews de 1931 et 1951 extrait des annexes du "Centenaire Furtwaengler", 1986 (fichier RTF, 1 page, 60 Ko) Entretien de la radio allemande de 1950 dans le livret du CD SWF 921-922 "Furtwängler à Hambourg", disponible sur le site membres.
Furtwängler à Paris -CD SWF 942-3
Entretiens sur les "Entretiens sur la musique", avril 1953 - Qu'est-ce qu'une interprétation juste? Wilhelm Furtwängler : "Prenons un exemple très connu: la V° symphonie de Beethoven, le premier mouvement; il se compose de trois éléments thématiques. Plusieurs interprètes différents, avec leur souffle, leurs goûts, leurs tempéraments différents pourront jouer dans des tempi différents, plus lourds ou plus légers; mais, pour une interprétation juste, une chose devra toujours être pareille: la chose qui fait que les détails cessent d'être des détails et entrent par leurs éclairages et leurs relations dans une unité supérieure." - Jusqu'où faut-il répéter avant le concert? Fred Goldbeck : Il faut avoir mûrement réfléchi pour trouver ces rapports; et pourtant il faut que les choses restent spontanées. Vous avez fait une si jolie remarque dans un autre Entretien, à cet égard, parlant des répétitions qu'il faut à un chef d'orchestre et disant, en substance - je ne me rappelle pas le mot à mot - que: "on répète pour ne pas improviser plus qu'il ne faut pendant le concert, mais aussi pour ne pas improviser au concert moins qu'il ne le faut." C'est profondément juste: il faut garder cette spontanéité. Wilhelm Furtwängler : Bien sûr ! Je vous disais qu'il s'agit d'amour; et que dirait-on d'un amoureux qui aurait établi exactement d'avance tout ce qu'il dira à sa belle ? "Entretiens sur les Entretiens", disponible sur le site membres. Entretien donné en français à l'ORTF à Fred Goldbeck, 1953, publié dans le CD SWF 942-3 "Furtwängler à Paris" (fichier DOC , 10 pages, 70 ko).
Quel avenir de la musique? «Il faut laisser mûrir les choses et les décisions. Ni les tentatives des fanatiques de l'atonalisme d'exercer avec des articles et des manifestes une sorte de «chantage à la modernité», ni, de l'autre côté, les interdits des administrations autoritaires jetés sur un art selon elles «dégénéré» ne décideront ou n'avanceront rien. C'est à la nature humaine - autrement dit à ceux à qui toutes les musiques s'adressent, au «public» donc, qu'appartiendra en dernier appel la décision.»
Septième
entretien, 1947, extrait de "Entretiens sur la musique", sur
musicologie.org
Furtwängler avec le violoncelliste Ludwig Hoelscher et sa femme 21 mai 1953 (collection personnelle Elizabeth Furtwängler)
Nous vous proposons une sélection de photographies du Maître, réparties en différentes thématiques. Au sein de chaque page, les photographies sont proposées par ordre chronologique. Furtwängler au pupitre, de 1925 à 1954 Furtwängler et ses orchestres, de 1928 à 1951 En compagnie de musiciens, de 1925 à 1953 Photographies récentes de lieux liés à Furtwängler
Nous vous proposons également une iconographie par pays : _
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